Aéromod Passion

Blog sur l'aéromodélisme

Planeur FVK

Le planeur en photo de présentation est de provenance allemande. Entièrement composé de matériaux carbone et kevlar il est extrêmement léger pour une envergure déjà impressionnante ! Il existe en moto-planeur et de différentes envergures. J'en ai vu voler deux sur la route des crêtes dans les Vosges. Un sandow presque ridicule suffisait à les hisser à une bonne centaine de mètres, après....Que du bonheur pour les deux pilotes Germaniques !
Un hic tout de même le prix forcément !
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samedi 24 avril 2010

Construction 4eme partie

...Le travail avance gentiment au fil des week-end, car en semaine le soir pas trop envie...
Donc ce samedi, j'attaque par les renforts d'emplanture. J'aime bien doubler la nervure d'emplanture par une en ctp 1.5mm, celà finit bien le boulot en consolidant l'ensemble et pour une aile de cette taille c'est suffisant.





























Bien que les colages soient eféctués à la cyano gel, j'ai préféré assurer la prise !


Sur les images ci-dessus on peut voir les tétons d'incidence en carbone.

Après séchage et vérifs, petit essai pour voir un peu l'aspect de l'aile.
















Je n'en ai pas parlé, mais la clef d'aile acier de 4mm, a été "taillée" à la côte, soit 20cm, pliée pour obtenir les 3° de dièdre prévu sur mon plan et mise en place pour ces photos.






























Elle commence à avoir de l'allure, à ce stade elle mesure 197cm. Je ne me suis pas encore décidé sur la forme et la taille des saumons. D'ailleurs les extrémités n'ont pas encore été poncées !

L'intrados à l'emplanture n'est toujours pas coffré de façon à pouvoir s'occuper des rallonges de servos.















Ces rallonges ont été torsadées puis guidées par un fil, mis en place plus tôt, afin de les tirer à l'intérieur des gaines collées au travers des nervures, dont le diamètre intérieur est vraiment juste, j'aurais pu prévoir un peu plus !















Vue de dessous "intrados"

Vue de dessus "extrados". Une bonne longueur de rallonge est gardée de chaque côté, je n'ai pas envie de me "trouver court" au moment des soudures....
D'ailleurs lorsque je vois la section des tois fils, je me dis qu'un grand moment de patience m'attend !!!

Ceci étant, il me fallait passer aux ailerons et assurer leurs mises en place.















Pour celà, j'ai utilisé des petits rectangles de fibres synthétiques, pas chers, fiables et surtout poreux, ce qui assure un très bon collage à la cyano liquide, qui va bien pénétrer à la fois ces charnières et le balsa.
Cinq charnières assureront les mouvements de chaque aileron.





























Si les découpes sont parfaitement réalisées, le résultat doit être sans mauvaises surprises et les ailerons n'auront que très peu de jeu, voir pas du tout.















Les deux ailerons en place, pour un montage à blanc. Il reste à les biseauter pour assurer le débatement, puis ils seront collés. En ce qui concerne cette partie, il va falloir s'occuper de leurs liaisons avec les servos.





























Pour avoir une idée de la nouvelle "gueule" du RC-UHU......















Il va falloir que je me décide pour les saumons, car l'aile n'est plus très loin de passer à la finition.















Avant de ranger un peu, j'ai posé l'aile avec sa clef, les servos, les commandes et deux ou trois bricoles, sur la balance, pour le moment elle accuse pile 300g, j'ai donc juste 100g de marge par rapport au projet, puisque j'ai prévu de ne pas dépasser 1100g pour ce planeur "revisité"..

dimanche 11 avril 2010

Construction 3eme Partie

Doubler le dièdre, nécessite un calage précis et pour obtenir deux fois la même chose, la seule solution c'est de bricoler un petit montage qui va caler correctement l'extrémité d'aile, sans risque de bouger au moment du collage.
Un peu de récupération, un peu d'idée, un angle défini à respecter et c'est partit.
L'aile sera découpée tout en étant maintenue sur le plan, ce qui n'est pas toujours très facile par moment, mais mieux vaut prendre son temps, découper en douceur et ne pas commettre d'erreur lors du sciage.
En fait il faut bien ce dire que l'on a pas droit à l'erreur. Un mauvais angle lors du sciage et l'aile est foutue ou tout au moins difficile à "récupérer" ! Bricoler sur du neuf serait tout de même dommage, alors de la douceur...Et de la patience.















À droite, la pièce qui va servir de cale et assurer l'angle du double dièdre lors du collage.

Sur la photo ci-dessous le double dièdre est "monté" à blanc, puis sera pointé à la cyano, une fois vérifié.
La cyano permet de maintenir juste ce qu'il faut pour placer les renforts et les collages définitifs.





























Sous cet angle on se rend mieux compte de la différence qu'apporte le double dièdre par rapport à l'aile sur le plan.















Il va falloir répéter l'opération pour l'aile droite !


















La fameuse cale plus en détail. Un "outil" créé pour la circonstance qui ne servira probablement que pour cette aile, mais tellement pratique !......................

Construction 2eme Partie

Détail sur l'emplanture. La liaison des deux ailes sera classique et légère, à mon habitude je ne vais pas dépasser les 4mm de diamètre pour la cap, qui sera logée dans un fourreau de 6mm en alu, sans aucun jeu.
Beaucoup d'aéromodélistes bondiront peut-être, car la tendance est plutôt à monter bien plus gros, mais depuis mes premières modif de la clé d'aile du Spectra, puis du Spirit, il y a bien des années, j'ai largement pu me rendre compte de la résistance bien suffisante d'une telle clé pour des ailes ne dépassant pas 2000mm pour des planeurs des 900g à 1500g.
Mon projet n'étant pas censé dépasser 1100g, pourquoi changer ? Par contre le fourreau doit être parfaitement fixé, collé en place et maintenu sans possibilité du moindre jeu, qui assurerait une casse inévitable, dés la première prise de badin.















Doublage du dièdre, à cet endroit il faudra deux demi-nervures plus conséquentes et prévoir les renforts utiles, car bien que légère, cet endroit subira pas mal d'éfforts en vol.
On appercoit à gauche la gaine qui conduira les fils de rallonge de servo. Vu qu'elle passe au travers des nervures et qu'elle est collée sur chacune d'entre elles, elle fait également office de raidisseur, ce qui est un plus.















Détails du solide "encagement" du fourreau à l'emplanture.





























Lorsque l'aile sera pratiquement terminée, l'emplanture recevra en plus, une nervure de ctp 1.5mm qui assurera la solidité depuis le bord d'attaque jusqu''au bord de fuite. Du fait l'emplanture sera également plus "jolie".
............Le servo d'aileron sera placé à proximité du doublage de dièdre, une vue du logement de ce dernier :















De part sa position, la tringlerie sera assez courte ce qui éliminera pas mal les problèmes de jeux. L'aileron sera découpé plus tard directement dans le bord de fuite, une solution économique, mais qui demande de la précision, car en cas d'erreur adieu bord de fuite !





























Collage des premiers coffrages à l'emplanture.















Vue des deux demi-ailes avec les renforts collés entre chaque nervures. Cette solution toujours légère, puisque réalisé en balsa 2mm, assure une bonne rigidité sur toute la longueur. Beaucoup de collages, mais les cyanos gel et fluide, facilitent bien les opérations.

Du plan à la réalisation

La première partie fut donc de réaliser le plan à l'echelle 1 de cette aile. Celà faisait bien longtemps que je n'avais pas dessiné un projet. Une fois terminé, le plan fixé et protégé sur un support fiable, n'attendait plus que les pièces à mettre en forme.





























Selon le profil retenu, avant toute chose, il fallait réaliser les nervures et donc du même coup réaliser le montage approprié pour appliquer la célèbre méthode du bloc.
Le ctp 1.5 qui trainait quelque part dans mon "tas de bois" allait faire l'affaire. Allié à deux vis métal plus rondelles et écrous, pour "assurer" le bloc, il serait prêt à affronter la râpe, la lime et le papier verre.
L'essentiel étant que les gabarits comportent les percages et les découpes obligatoirent.















À noter que les allègements prévu au centre des gabarits ne seront pas retenu. Les nervures n'étant pas très épaisses, il ne fallait pas fragiliser l'ensemble, pour finalement gagner un poids vraiment minime.















Le bloc "brut", l'ensemble des nervures est parfaitement maintenu, rien ne bougera !


Les nervures "taillées" à la côte, il faut à présent démonter le bloc et refaire l'opération pour le deuxième groupe.
Tout le "bois" à disposition, la première étape consistera à un premier montage à blanc, avant d'enchainer rapidement les premiers collages.





























Ensuite la construction va bon train.......




























À noter les pièces de balsa en place pour assurer le calage des nervures là ou le coffrage devra être posé plus tard.

mardi 18 août 2009

Une nouvelle aile pour le RC

Après quelques recherches et en fonction de la forme d'origine de l'emplacement des ailes sur le fuselage, j'optais pour pour le fort célèbre profil epler 205. Pas difficille me direz-vous, mais en fonction des cordes retenues celà devrait "passer.

L'aile ne sera donc pas beaucoup plus "large", les deux cordes passent de 160 / 140 à 190 / 170.

Elle mesurerera hors saumon 2000mm, ce sera pratiquement la limite possible, le fuselage ne faisant lui que 970mm, un mètre à la limite du volet de profondeur. Le choix retenu sera double dièdre et des ailerons ! Tant qu'a construire autant passer en trois axes. Bien sur il faut se donner une limite de poids, sinon je vais droit à de nouvelles mauvaises surprises !

Il sera donc de 1100g maxi, le fuseau pesant pile 700g celà me laisse 400g de marge pour réaliser cette aile et selon le prog prédim obtenir une charge alaire de 30g/Dm2, ce qui est correct pour le type de planeur que je veux obtenir au final.

Après avoir rentré toutes les coordonnées du planeur dans prédim, je passais au dessin des nervures, grace à tracfoil et à une vue 3D de l'ensemble avec XFLR5. Il fallait à présent lacher la bécane et tracer le plan à l'échelle 1.....................

À la limite de la catastrophe !

Si jamais quelqu'un suit ce blog, il sait déjà les modifications apportées à mon vieux planeur le RC-UHU de chez Graupner.

Si ces modifs au final, devaient être sans conséquences malheureuses, bien au contraire, c'était sans compter sur deux erreurs importantes de ma part, erreurs que je n'aurais jamais du commettre, d'autant que je n'en suis, ni à ma première construction, ni à ma première modif !

En fait le poids final de la bestiole fut de 900g et non pas de 880g, mais jusque là, rien de bien catastrophique. Par contre le très mauvais centrage allié à une charge alaire trop importante, allait me conduire à la limite de la catastrophe !

L'aile d'origine, bien qu'assez porteuse ne fait qu'1,54m et sa surface en dm2 n'est que de 23,1. La charge alaire alors obtenue : 38,96, disons pratiquement 39g/Dm2 aurait été certainement idéale, mais pour un planeur de 3m ! Pas de 1,54 !...............

Moralité, après un lancer main, qui n'a pas été suffisant pour être certain du vol, puisque, il c'est bien passé et m'a justement rassuré, j'ai voulu (alors qu'en plus la nuit n'était pas loin), faire une petite tentative au moteur.

Les premières secondes furent encore plus trompeuses, de la faute de ce tout petit moteur qui entraînait les 900g derrière lui à 45°, à plus de 5m seconde !

Autant dire que lorsque j'ai coupé "les gaz" j'étais encore plus rassuré. Une micro seconde plus tard, je pilotais un mirage 2000 obsédé par la recherche du sol en piqué !........................

Grosse panique aux manches, car chaque tentative de virage, pour retrouver l'axe du champs au-dessus duquel je volais, devenait avec la vitesse grandissante l'amorce d'un tonneau et bien que systématiquement contré, il m'était impossible de tenter un attéro, le planeur devenu quasi incontrôlable, partait toujours plus vite, perpendiculaire à ce fameux champs, les ailes sifflants de plus en plus ! Par deux ou trois fois, contraint en plus, de remettre le moteur, car le RC venait de disparaître au-dessus des bois, la vitesse ne pouvait pas être "cassée", du moins mes capacités de pilote ne me l'ont pas permise. Sauvé deux fois, trois fois, je finis par le laisser descendre, mais dans une dernière tentative de virage, il décidait de partir en demi-tonneau et de rentrer dans les chênes à certainement plus de 100Kmh !!!! Je me demande même comment les ailes ont pu tenir !

Le fracas du choc me laissait prévoir un bel enterrement dés le lendemain matin ! Décédé, lors de son premier vol, Oups ! Après le boulot effectué dessus, j'avais vraiment la haine sur le moment.................

Au final, après sa libération des branches à six ou sept mètres du sol (merci Ludo), le bilan s'avérait presque miraculeux :

L'aile gauche avait tout encaissé et donc détruite, l'aile droite très légèrement touché à l'extrémité aurait pu reprendre le vol sans réparation, le stab n'a absolument rien eu, j'ai cru à un décollage au début mais après une revue détaillée il était juste déboîté du "téton" mis en place pour le rendre démontable. La dérive et son volet intacte. Un léger décollage de la bulle perso sur quelques centimètres, pas une seule égratignure sur le fuselage, tous les éléments en place dans le fuseau, n'avaient même pas bougés, rien de rien ! Un miracle !

Immédiatement après sa récupération, je testais les servos et le moteur, impec, seule une prise c'est dessoudée lorsque j'ai débranché l'accu.

De retour de ce trop court séjour modéliste, qui nous a quand même permis de voler, il me fallait reprendre mes calculs car là vraiment, j'avais "merdé" quelque part...........

Donc trop de poids pour l'aile d'origine et un centrage trop avant. Le centrage, ce n'est pas un réel problème, dés éléments peuvent être déplacés. Par contre il faut absolument faire une aile qui soit "à l'échelle" des nouvelles possibilités du RC, ou le mettre au rencart, mais ce n'est pas mon style de laisser tomber, après un échec, même aussi cuisant ! Au contraire, du coup, je vais reprendre la construction structure et faire une aile perso qui tienne la route si j'ose dire.......

lundi 15 juin 2009

Truc perso

J'avais tout simplement envie de partager avec les aéromodélistes qui aiment construire, ou même ceux qui sont obligés de modifier ou de refaire une pièce, si tant est que quelques uns lisent mon blog, une petite astuce, peut-être utilisée par d'autres, mais que j'ai découvert en cherchant le meilleur moyen de gagner du temps, lorsque il est nécessaire de faire un couple, ou un demi-couple, à l'intérieur d'un fuselage.
Le but est donc d'avoir le moins de "bois" à rectifier et à poncer pour arriver à la pièce finale.
Cette astuce tient tout simplement dans l'emploi d'un morceau de fil électrique, relativement rigide, gainé ou pas, dont le diamètre sera choisit en fonction de la forme à épouser.
1.5mm ou 2mm me semble correct. Pour la longueur, chacun la définira en fonction du "contour" du couple, forcément !
Le "jeu" tout aussi simple, consiste à "mouler" la forme intérieure du fuselage, en plaquant, petit à petit le fil électrique, jusqu'à ce qu'il soit le plus à la forme possible.
Il suffit alors de le dégager, sans le déformer, afin qu'il devienne "la règle" qui va permettre de tracer autour de lui sur un carton, par exemple, qui après découpage, deviendra le gabarit dont on a besoin.
Bien dégrossit, à condition que la découpe du carton soit précise, la plus part du temps, il ne reste plus qu'à "affiner" la forme du gabarit, au cutter ou au ciseau, pour obtenir un résultat quasi parfait, qui plaquera bien à la surface définie.
Comme tout bon gabarit, il servira ensuite à tracer directement sur la pièce de bois, qui une fois découpée sera toujours un tout petit peu plus grande et devra être ajustée, mais à peine, parfois juste les champs à la poncette et le tour est joué !
Si vous avez lu et vu les photos de ce que j'ai effectué sur le Discus et tout dernièrement sur le vieil RC-UHU, tous les couples ont été réalisés de la sorte.
Un bout de fil électrique, il y en a toujours un qui traîne quelque part non ?